Le mot est posé : TDAH, trouble du spectre de l'autisme, dyslexie, dyscalculie. Pour certains parents, c'est un soulagement (« on comprend enfin »). Pour d'autres, c'est un choc. Souvent, c'est les deux à la fois. Les deux sont normaux.
Ce que le diagnostic change, et ce qu'il ne change pas
Votre enfant est le même qu'hier. Ce qui change, c'est que vous avez un nom pour ce que vous voyez, et donc accès à des informations, à des aides et à des aménagements. Le diagnostic est un point de départ, pas une étiquette définitive.
Les personnes qui peuvent vous accompagner
- Votre pédiatre ou le pédopsychiatre qui a posé le diagnostic : c'est la personne à qui poser vos questions médicales, y compris sur les traitements, s'il en est question.
- Le logopédiste, pour les troubles du langage écrit et oral (dyslexie, dysorthographie).
- Le psychomotricien ou l'ergothérapeute, selon les besoins : motricité, écriture, organisation.
- L'école : l'enseignant, et selon les cantons le service de l'enseignement spécialisé, pour les aménagements en classe.
- Les associations de parents, comme l'ASPEDAH pour le TDAH, Autisme suisse romande, ou Dyslexie Suisse romande : des parents qui sont passés par là, et beaucoup d'informations pratiques.
Côté financement, les règles dépendent du trouble, du canton et de la situation. Dans certains cas, l'assurance-invalidité (AI) participe à des mesures médicales. Votre médecin peut vous dire si c'est votre cas, et quelles démarches faire.
Parler avec l'école
Demandez un entretien avec l'enseignant, sans attendre un problème. Expliquez ce que vous savez de votre enfant : ce qui l'aide, ce qui le met en difficulté. Les aménagements les plus utiles sont souvent simples : être placé devant, recevoir les consignes par écrit, avoir plus de temps pour un contrôle.
Ce qui peut attendre
Vous n'avez pas besoin de tout lire, tout comprendre et tout mettre en place la première semaine. Choisissez une ou deux choses qui pèsent le plus au quotidien, et commencez par là. Le reste viendra.
Et vous, les parents
Un diagnostic remue souvent des questions chez les parents eux-mêmes : de la culpabilité, des souvenirs de sa propre enfance, des désaccords dans le couple. Prenez ces questions au sérieux. Vous aider vous-même, c'est aussi aider votre enfant.

