TDAH, DYS, HP · 6 min de lecture

Les devoirs qui finissent en dispute : cinq ajustements qui changent la soirée

par l'équipe ViAtypik, avec des outils tirés des livres de Nicolas Delarose

en cours de relecture par Laura et Nicolas

Sur la feuille, c'est vingt minutes. À la maison, c'est une heure et demie, des gommes qui volent et un « je suis nul » au milieu. Les devoirs sont l'une des premières raisons pour lesquelles les parents nous appellent.

Bonne nouvelle : on n'a pas besoin de changer d'enfant, ni de devenir enseignant. Quelques ajustements de cadre suffisent souvent à baisser la tension.

1. Changer le moment, pas seulement la méthode

Juste après l'école, beaucoup d'enfants sont vidés. Ils ont tenu toute la journée en classe, ils ont besoin de bouger, de manger, de souffler. Essayez une vraie pause d'abord (dehors si possible), puis les devoirs. Un enfant qui a couru ou tapé dans un ballon un quart d'heure est souvent bien plus disponible ensuite pour s'asseoir. À l'inverse, trop tard le soir, la fatigue rattrape tout le monde.

2. Des blocs courts, avec une fin visible

« On fait les devoirs » n'a pas de fin pour un enfant TDAH. « On fait ces trois calculs, puis tu as cinq minutes de pause » en a une. Un minuteur visible aide beaucoup : il ne voit pas le temps passer, alors on le lui montre.

3. Le laisser choisir l'ordre

Choisir par quoi on commence, c'est déjà s'engager. Certains préfèrent attaquer le plus dur, d'autres se lancer avec le plus facile. Les deux se défendent. Ce qui compte, c'est que ce soit son choix.

4. Pour un enfant DYS : alléger ce qui n'est pas l'objectif

Si l'exercice porte sur la compréhension d'un texte, vous pouvez lire le texte à voix haute. Si c'est un exercice de maths, vous pouvez écrire sous sa dictée. Le but est de travailler ce qui est demandé, pas de doubler la difficulté avec la lecture ou l'écriture. Parlez-en à l'enseignant : beaucoup acceptent volontiers ces aménagements, et un logopédiste peut vous conseiller.

5. Pour un enfant à haut potentiel : donner du sens

Un enfant à haut potentiel peut bloquer sur un exercice qu'il trouve répétitif, alors qu'il a compris depuis longtemps. Expliquer à quoi ça sert, ou lui proposer de vous l'expliquer à son tour, change souvent tout. Il n'est pas paresseux : il ne voit pas pourquoi refaire ce qu'il sait déjà.

Votre place pendant les devoirs

Un adulte penché sur son épaule, c'est souvent un enfant qui demande, se plaint et décroche. Essayez plutôt de travailler à côté de lui. Asseyez-vous à la même table avec votre propre tâche, calme et peu intrigante : un livre, du courrier, une liste. Vous pouvez alors dire simplement « on travaille tous les deux ». Il n'est plus seul face à une corvée, et il sait que vous êtes là s'il a besoin.

Quand les devoirs prennent toute la soirée

Si, malgré tout, les devoirs prennent régulièrement beaucoup plus que le temps prévu, c'est une information à donner à l'école. Notez pendant une semaine le temps réel, et montrez-le à l'enseignant. Ce n'est pas un aveu d'échec : c'est ce qui permet d'adapter. Dans le système HarmoS, les enseignants ont l'habitude de ces discussions, et des aménagements existent.

Et gardez en tête que votre relation avec votre enfant compte plus qu'une fiche de conjugaison terminée. Un soir où ça déraille, on peut s'arrêter, et le dire à l'enseignant dans le carnet.

c'est l'un des thèmes qu'on travaille dans le parcours. comment on vous accompagne sur les devoirs et l'école

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cet article donne des pistes générales. il ne remplace pas l'avis du médecin ou du thérapeute qui suit votre enfant.

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et chez vous, qu'est-ce qui coince ?

Laura ou Nicolas vous écoute, puis on vous dit franchement si le parcours peut vous aider.

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